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Poèmes – Seconde

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Le Papillon Illustré

Mattias déambulait en campagne, profitant au gré de ses errances tantôt d’une brise légère, tantôt d’un doux rayon de soleil. Surpris un instant par le bruissement des feuilles de ces majestueux chênes le cernant, sentant craquer sous ses pas quelque branche oubliée. Puis, comme il avance, la clairière s’ouvre à lui et les cieux s’imposent sans demander d’avis. Alors, posé nonchalamment sur une bûche, il voit la belle créature. Parée simplement de deux ailes pour tout attribut de taille, de même que Mattias, elle se délecte au soleil, figée. Mais ces ailes là… Ces ailes… N’ont rien de commun. On y lit sans cesse un poème différent, y vit chaque instant une histoire nouvelle, y partage enfin une expérience unique. Ces ailes s’animent, mais sans bouger. Les arabesques colorées que l’on y voit peintes se meuvent et s’émeuvent d’elles-mêmes. Tout hypothétique prédateur lépidoptèrophage qui fut et sera un jour tenté par ce met sera mieux que nul autre subjugué. Car chacun perçoit au centuple, enfin imagés, ses sentiments les plus vivants, ses peurs les plus poignantes, ses espoirs les plus chéris. Le jeune homme, paralysé tant d’effroi que d’émotion n’ose pas faire Plus >

Joie !

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Il est temps ! Il  est temps de s’envoler. Laissez ici-bas ces pages tressées de dégoût, de rien et de platitude. Vous trouverez cent, mille, tant de fois mieux là-haut. Grimpez, sautez, sortez vos échelles, votre poudre ou vos cyclos-volants. Oui, le temps est bel et bien venu de se laisser porter dans le creux des vagues de la nuit scintillante. Pensez tout haut et dans une gerbe d’écume blanche, les chants, les rires vous feront courir loin au-dessus des maisons. Vous n’attendiez que ça, que le signal de l’instant, le déclic qui retentit venu de nulle part et qui s’étend partout, celui qui vous pousse à sortir aux fenêtres, monter sur les toits de tuile, d’ardoise et d’un béton soudain plein de lumière. De là-haut, de partout, contemplez comme l’obscurité s’égaye de magie, c’est le but de toute vie, enfin, c’était si évident ! Il ne reste plus qu’à chanter et laisser danser les ombres colorées, les nuées de rêves qui voyagent encore au son des poèmes des enfants. Au cri des hommes libres qui se déhanchent en oubliant qu’avant ça il n’y avait que des chiffres et des nuances de gris. Au chant des femmes, qui ne sont plus des femmes, des filles dont les sourires s’allument pour Plus >

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