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Giorgio & two random botheads

Pourquoi « Random Access Memories » est un chef d’oeuvre et autres astuces

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Prélude

La première fois que j’ai entendu Daft Punk, je devais avoir avoir deux, trois ans ? J’ai sans doute entendu Around the World et Da Funk au détour d’une rue un jour en passant. Et je n’en ai fichtrement aucun souvenir.

La première fois que j’ai écouté Daft Punk, j’en avais 10, et ces deux mêmes morceaux m’ont marqué, comme une chanson populaire marque un enfant de cet âge.

La première fois que j’ai vécu Daft Punk, j’en avais 11, nous étions au printemps 2001 et j’avais par hasard mis la main sur Discovery à la discothèque municipale parmi les nouveautés. En ces temps-là, le piratage de mp3 était moins courant, et une fois le cd rendu – et pourtant maintes fois prolongé en date de retour, jusqu’à ce qu’il fut réservé par un autre – je dû batailler pour trouver l’occasion de ré-écouter lesdits morceaux.

Daft Punk était devenu mon groupe préféré. En août, je découvris les clips sur MTV ou une quelconque autre chaîne musicale. J’ai reconnu sans le savoir vraiment le trait de Leiji Matsumoto, parce que bon, j’avais regardé Goldorak aussi, voilà. Quand vint la rentrée, tous les soirs en rentrant de cours j’allumais la télé et attendais patiemment l’arrivée de Harder Better Plus >

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La Rafle

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Non, la Rafle n’est pas le nom d’un nouveau Pokémon. Oui, je fais de l’humour pourri si je veux.

La Rafle, c’est donc le film choc du moment. Il était déjà annoncé comme LE film catégorie “devoir de mémoire” de l’année 2010. Le premier à relater la rafle du Vélodrome d’Hiver (ou Vel d’Hiv), et depuis pas mal de temps aussi, le premier sans doute à ne montrer que des faits concernant des victimes et non des sauveurs. On se souviendra par exemple de la Liste de Schindler qui démontrait l’héroïsme d’un homme au milieu du chaos. Ici, rien de tout ça. Certes on y voit de plus nobles et plus dignes comportements que d’autres, une fin pas tout à fait aussi triste qu’il le devrait pour ne pas qu’on file directement se pendre à la sortie, mais de vrais drames, de vrais morts. C’est criant de vérité. Une vérité qui vous fait monter les larmes aux yeux plusieurs fois en deux heures. Et pour beaucoup, à terme, ça ne loupe pas, on chiale !

Côté casting, on notera pas mal de visages connus : Jean Reno, tout d’abord, qui se renouvelle peu, mais toujours très naturel. Gad Elmaleh ensuite, qu’on voit malheureusement trop peu, mais qui dégage toujours ce même charisme évident, dans un rôle fait Plus >

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