Compositions

Ciel 3

Par Mondes et par Vaux

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Cette histoire n’existe pas encore. Mais si cette nuit vous n’êtes encore pas couchés alors que point l’aurore, je vous enjoins, malandrins, à lire ces dires.

Ceci est l’histoire d’une femme et d’un homme, qui d’un cœur les deux moitiés, par la distance étaient liés. Ceci est aussi l’histoire de tout le monde, car d’homme ou de femme n’est-il vraiment question que pour en vérité livrer ma faconde. Ce put être entièrement deux autres êtres, en tous autres critères, parfois différents, parfois pas, et néanmoins amants. Mais il n’est pas tant sujet de tout ce futile paraître, que de conter une histoire comme il ne s’en écrit pas de plus belles. Partant que d’un conte banal l’humanité fut abreuvée, je n’ai point le cœur à les dire l’un et l’autre, monde et amants, aussi bien intriqués. Je m’explique : le premier n’était que de maints malheurs la source, le second une fontaine plutôt, et de sentiments bien plus beaux. Oubliez donc le monde, car c’est ce qu’il n’est pas qui ce soir vous importe à vous autres.

La raison à ceci aujourd’hui, c’est que l’homme par la grâce de la femme fût touché. Son royaume était à nouveau sis en une bien plus belle oasis. Fort de son voyage cathartique, Plus >

Babylone, vue d'artiste

C’est l’Histoire d’un pays…

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Cette histoire n’est toujours pas terminée, mais je peux déjà vous la conter. De toute façon, cette histoire est universelle, qui n’a vraiment ni fin, ni début, et qui sans cesse recommence. D’ailleurs, c’est une histoire qui n’a pu commencer que grâce à la fin d’une autre : Car en effet peu avant, qu’elle ne commence il y avait  cette autre histoire d’un homme, au milieu d’un royaume. Et cet homme était plein d’ambitions. Il se disait  depuis toujours que la fin justifie les moyens, alors, à force de moyens il  était parvenu à ses fins : le sommet du pays, et y demeurait depuis déjà vingt-trois longues années d’un règne sans partage. Voilà où nous sommes, au moment où commence notre récit.

Le susdit bonhomme, dont nous tairons le nom, avait assuré sa sécurité sur le trône. En effet, s’il avait dû laisser seuls ses compatriotes, ils auraient étés perdus sans lui !, leur expliquait-il. Aussi dut-il faire le nécessaire pour que ce drame jamais ne survint. Par patriotisme, selon ses dires, il musela les hérauts qui ne dirent plus alors que le bon vouloir du Premier des citoyens. Il soumis les barons, s’assurant que par leur prétendance au trône ils n’assuraient qu’une illusion Plus >

Vingt quatre.

42 Grammes

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Certes, j’ai quelques minutes de retard, mais ma journée n’est pas finie. Alors aujourd’hui, j’expose ma dernière théorie. Car aujourd’hui est un drôle de jour. Nous sommes le 10 Octobre 2010. 10-10-10. Ce qui en binaire, donne 42. Et comme chacun (ou presque) le sait, “Quarante-Deux”, ce n’est ni plus ni moins que l’Ultime Réponse, le Sens de la Vie. Oui mais connaître la réponse sans avoir la question ça n’avance pas à grand-chose. Dommage.

*C’est donc un jour d’interrogation que ce jour. Un jour où l’on se met en quête de la Question Ultime aussi naturellement qu’un otaku dépense trois mois de salaires dans l’achat d’un costume de cosplay. Dans le tome II de H2G2, roman qui révéla à tous le Sens de la Vie sous la forme que nous découvrons ensemble, la seule hypothèse de question à laquelle nous avons droit est : Quel est le produit de Six par Neuf ? (=54) Une hypothèse certes peu satisfaisante pour les esprits terre à terre, qui a pourtant l’avantage de souligner l’absurdité qu’il peut y avoir à chercher un sens à la vie. Toutefois, nous noterons qu’il est assez aisé de chercher chacun sa question, afin de faire jaillir de notre petite imagination salasse cette facette de la Plus >

guy-fawkes

Le Monologue aux Cinquante V

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Avec un ami, on s’était promis – plus ou moins – que l’on apprendrait par cœur le monologue de présentation de V, dans V pour Vendetta. Ce monologue est un véritable trésor d’allitérations. D’autant qu’il existe dans autant de langues que le film aura été traduit. C’est un symbole entier et très fort qui peut se répandre avec une facilité déconcertante. Bien que ce monologue puisse paraître incompréhensible au premier abord, la signification en est assez simple : V se présente comme une victime des tyrans alors au pouvoir, et devient le vengeur qui se fera le porte parole du peuple et des justes.

Un soir de grand ennui, j’ai donc appris ce monologue, et l’ai récité devant mon miroir, en me filmant, pour le plaisir. Mais aussi parce que je pense qu’il peut être utile de diffuser ce message. J’ai fait quelques erreurs dans ma récitation, toutes sur la dernière phrase d’ailleurs. La musique fond que l’on peut entendre est le Piano Concerto n°9 de Bach. Je crois que V lui préfère Tchaïkovski, mais tant pis.

Voici la vidéo :

Voici la citation :

Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble Vétéran de VaudeVille. Distribué Vicieusement dans les rôles de Victime et de Vilain par les Plus >

photo immortelle

Mais pas tout seul, parce que c’est vachement moins bien.

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Irrépressible. Cette envie d’écrire, parfois. Voilà des heures qu’on erre là avec une légère sensation de malaise, ne sachant trop que faire, quoi faire. On se sent inutile, alors on se divertit de séries ou de musique pour oublier le malaise. Mais il ressurgit, inévitablement, et il nous dit : Rend-toi utile, fais quelque chose, ou tu ne trouveras pas le sommeil ce soir.

Alors à 4h du matin comme à 7h du soir on prend les plumes comme d’autres prennent les armes, et on écrit. On écrit pour défouler sa rage après des élections toujours plus pathétiques. On écrit pour exprimer sa frustration quand on estime soit qu’on exagère, soit qu’on a pas su saisir des occasions. On écrit en pensant aux gens qu’on aime, et on écrit pour soi. On écrit pour se libérer et on retrouve le sourire. On repense à cette série, justement, où l’on assistait à un enterrement. Je n’ai jamais assisté encore à un enterrement. Et je m’imagine en blanc ce jour-là, qui viendra sans doute, inéluctable. Que je sois le seul costume blanc à l’extérieur… comme à l’intérieur du cercueil. Parce que la vie a bien plus de prix que la mort, et qu’il me paraît préférable de célébrer la valeur de celle-ci plutôt que la Plus >

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