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Jeudi25 mars 2010


La Rafle

A partir de maintenant, retrouvez chaque semaine la critique du/des meilleur(s) film(s) du moment sur Iestanem.fr. Youhou !

Non, la Rafle n’est pas le nom d’un nouveau Pokémon. Oui, je fais de l’humour pourri si je veux.

La Rafle, c’est donc le film choc du moment. Il était déjà annoncé comme LE film catégorie “devoir de mémoire” de l’année 2010. Le premier à relater la rafle du Vélodrome d’Hiver (ou Vel d’Hiv), et depuis pas mal de temps aussi, le premier sans doute à ne montrer que des faits concernant des victimes et non des sauveurs. On se souviendra par exemple de la Liste de Schindler qui démontrait l’héroïsme d’un homme au milieu du chaos. Ici, rien de tout ça. Certes on y voit de plus nobles et plus dignes comportements que d’autres, une fin pas tout à fait aussi triste qu’il le devrait pour ne pas qu’on file directement se pendre à la sortie, mais de vrais drames, de vrais morts. C’est criant de vérité. Une vérité qui vous fait monter les larmes aux yeux plusieurs fois en deux heures. Et pour beaucoup, à terme, ça ne loupe pas, on chiale !

Côté casting, on notera pas mal de visages connus : Jean Reno, tout d’abord, qui se renouvelle peu, mais toujours très naturel. Gad Elmaleh ensuite, qu’on voit malheureusement trop peu, mais qui dégage toujours ce même charisme évident, dans un rôle fait sur mesure pour lui, dans un film engagé dans une cause qu’on le sait défendre depuis longtemps déjà. Et enfin, enfin ! … Mélanie Laurent. Ô douce Mélanie ! Pour moi, ça ne fait pas de doute, Mélanie Laurent est LA révélation de 2009, bien plus que Tahar Rahim (Un prophète). Déjà son deuxième film en lien avec le IIIème Reich, je ne sais pas si c’est une coïncidence. Bref, un jeu plein d’humanité, très émouvant, et charmeur, bien entendu !

Côté réalisation maintenant, je n’ai rien remarqué de bien exceptionnel, c’est donc qu’il n’y a rien de mauvais non plus. Toutefois les décors et les costumes de la mise en scène s’avèrent très bien faits ! Là où on reconnaîtra l’art du cinéaste, c’est en cette capacité à faire germer le rire dans les pires situations, parfois. Que pourrait-on vraiment reprocher à ce film donc ? Peut-être d’être trop romancé, mais ça paraît nécessaire. Peut-être également que certaines anecdotes arrivées en cours de route dévient un peu trop l’histoire du sujet principal, au point que l’intrigue en paraît un peu décousue, fragmentée. Mais ça n’est pas bien grave. On saluera enfin, cet acte de bravoure de  centaines de Français, qui contribuèrent à cacher 10.000 juifs lors de la Rafle qui devait initialement en ramasser quelques 25.000. Au final, je crois bien qu’il n’y aura eu que quelques 13.000 capturés : FAIL ! Mais ça reste beaucoup trop, et on enrage. On enrage en voyant l’air faussement vertueux du Maréchal Pétain et de ses conseillers. Il est étonnant de voir la colère que certains comportements policiers ou miliciens peuvent également inspirer, on se surprend même à vouloir vivre cette époque rien que pour pouvoir leur mettre notre point dans la figure.

Au final donc, un très bon film, pas un chef-d’œuvre, mais qui rentre sans conteste dans le genre : “films à voir”, ne serait-ce que par devoir, pour savoir qu’il y a des erreurs à ne pas commettre deux fois.

Note :                                       Réalisateur : Rose Bosch                
Scénario :
15/20                       Année de Production : 2010
Mise en Scène : 14/20                                  
Originalité : 13/20       
Jeu d’Acteur : 18/20
Total : 15/20






Jeudi18 mars 2010


Le Monologue aux Cinquante V


Avec un ami, on s’était promis - plus ou moins - que l’on apprendrait par cœur le monologue de présentation de V, dans V pour Vendetta. Ce monologue est un véritable trésor d’allitérations. D’autant qu’il existe dans autant de langue que le film aura été traduit. C’est un symbole entier et très fort qui peut se répandre avec une facilité déconcertante. Bien que ce monologue puisse paraître incompréhensible au premier abord, la signification en est assez simple : V se présente comme une victime des tyrans alors au pouvoir, et devient le vengeur qui se fera le porte parole du peuple et des justes.

Un soir de grand ennui, j’ai donc appris ce monologue, et l’ai récité devant mon miroir, en me filmant, pour le plaisir. Mais aussi parce que je pense qu’il peut être utile de diffuser ce message. J’ai fait quelques erreurs dans ma récitation, toutes sur la dernière phrase d’ailleurs. La musique fond que l’on peut entendre est le Piano Concerto n°9 de Bach. Je crois que V lui préfère Tchaïkovski, mais tant pis.

Voici la vidéo :


Voici la citation :

Voilà ! Vois en moi l’image d’un humble Vétéran de VaudeVille. Distribué Vicieusement dans les rôles de Victime et de Vilain par les Vicissitudes de la Vie. Ce Visage, plus qu’un Vil Vernis de Vanité est un Vestige de la Vox populi aujourd’hui Vacante, éVanouie. Cependant cette Vaillante Visite d’une Vexation passée se retrouve ViVifiée et a fait Vœu de Vaincre cette Vénale et Virulente Vermine Vantant le Vice et Versant dans la Vicieusement Violente et Vorace Violation de la Volition ! [il trace un V sur une affiche] Un seul Verdict : la Vengeance. Une Vendetta telle une offrande VotiVe mais pas en Vain. Car sa Valeur et sa Véracité Viendront un jour faire Valoir le Vigilant et le Vertueux. [il ricane] En Vérité ce Velouté de Verbiage Vire Vraiment au Verbeux alors laisse moi simplement ajouter que c’est un Véritable honneur que de te rencontrer. Appelle moi V.


Quelques liens :
          Source de la Citation
          Fiche Allociné du Film
          Page Wikipiédia d’Alan Moore





Dimanche14 mars 2010


Mais pas tout seul, parce que c'est vachement moins bien.


Irrépressible. Cette envie d’écrire, parfois. Voilà des heures qu’on erre là avec une légère sensation de malaise, ne sachant trop que faire, quoi faire. On se sent inutile, alors on se divertit de séries ou de musique pour oublier le malaise. Mais il ressurgit, inévitablement, et il nous dit :
Rend-toi utile, fais quelque chose, ou tu ne trouveras pas le sommeil ce soir.

Alors à 4h du matin comme à 7h du soir on prend les plumes comme d’autres prennent les armes, et on écrit. On écrit pour défouler sa rage après des élections toujours plus pathétiques. On écrit pour exprimer sa frustration quand on estime soit qu’on exagère, soit qu’on a pas su saisir des occasions. On écrit en pensant aux gens qu’on aime, et on écrit pour soi. On écrit pour se libérer et on retrouve le sourire. On repense à cette série, justement, où l’on assistait à un enterrement. Je n’ai jamais assisté encore à un enterrement. Et je m’imagine en blanc ce jour-là, qui viendra sans doute, inéluctable. Que je sois le seul costume blanc à l’extérieur… comme à l’intérieur du cercueil. Parce que la vie a bien plus de prix que la mort, et qu’il me paraît préférable de célébrer la valeur de celle-ci plutôt que la douleur d’une autre.

Moi je crois que si je composais ton discours de funérailles, tu en prendrais plein la tronche ! Et qu’on se marrerait bien. Puis on boirait à ta santé et on ferait des imitations de toi. Puis on prendrait les guitares, et on chanterait à ta gloire et à celle de ton amour pour le monde, pour les gens, et pour nous, surtout. Mais heureusement, l’heure encore n’est pas aux réjouissances post-mortem. Pour l’instant, nous chantons ta gloire et nous t’imitons en te regardant rouspéter que c’est “même pas fidèle !” Et c’est quand même vachement mieux avec toi qui râle, que sans toi qui la ferme, c’est vrai.

Et puis je pense et j’écris aussi au nom de la niaiserie, de la mièvrerie, et de la naïveté de toute l’Humanité réunie, pour vous dire qu’à défaut de savoir ce que nous voulons en détail, nous savons au moins ce que nous ne voulons pas. Et nous ne voulons pas de professions de foi dans nos boîtes aux lettres. Nous ne voulons pas de démagogues professionnels qui ne savent que discréditer leur prochain, et qui ne soufrent aucune tolérance humaine. Nous ne voulons pas que les hommes se déchirent, nous ne voulons pas nous vexer parce que le vote de notre prochain ne regarde que lui. Nous ne voulons pas que la politique gâche tout. Nous voudrions que les gens restent simples, et que la politique redevienne ce qu’elle fut jadis il y a cinq mille ans, un véritable laboratoire d’idées dans l’intérêt de tous. Un temps où la politique n’était pas une profession, mais une vocation humaniste.

Et nous ne voulons même pas parler de ça. On préfèrerait chanter ou écouter de la musique, mais pas tout seul, parce que c’est quand même vachement moins bien. Et puis on voudrait aimer, et en souffrir. Parce qu’au moins, on pourra se dire qu’on a aimé, et que c’est tout ce qui compte. Mais pas tout seul, parce que c’est vachement moins bien. De toute façon, quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, tout cela n’a d’intérêt que dans l’existence d’un autre à nos côtés pour le partager. Il y a des Hommes qui sont morts en comprenant cela trop tard. Alors j’espère que tu apprécies et que tu acquiesces, parce que c’est vachement mieux si on est d’accord et qu’on sourit tous les deux.

Et puis finalement, je crois qu’écrire tout ça n’aura qu’une utilité fort limitée, rien n’aura changé. Malgré tout, de l’écrire j’ai soulagé mon âme. Et je pourrai aller dormir ce soir tranquille. Demain peut-être faudra-t-il tout recommencer. Mais d’ici là, j’aurai partagé un peu plus.






Mercredi10 mars 2010


Quelques Chiffres


Récemment, j’ai découvert grâce à une amie qui me déteste, un petit site très divertissant du nom de Savoir-inutile.
De quelques chiffres que j’ai appris sur ce site, j’ai pu dégager une morale intéressante.

Très grossièrement, la probabilité de :
- se faire assassiner est de 1/20.000
- être frappé par la foudre est de 1/2.000.000
- mourir dans un accident d’avion est de 1/25.000.000

Conclusion, vous avez donc 50 milliers de milliards de chances de plus de vous faire buter par votre compagnon de vol à qui vous aurez brisé les bur—- pendant 8h de vol parce que vous flippez votre race dans ce genre d’appareils et que ça vous pousse insidieusement et tout à fait inconsciemment à déblatérer sur le fait des dangers en haute altitude - qui comprennent d’ailleurs les orages électriques et la supraconductivité de certains matériaux contenus dans l’avion et susceptibles d’attirer la foudre en plein vol - que d’être effectivement abattus par un éclair en avion.

Morale de l’histoire : Aérophobiques, fermez vos gueules.






Lundi 1 février 2010


A l'Amour

Sages, tout nouveaux nés
Peu plus sage les aînés
Ô Âge, nous déterminant
A genoux, déterminés
On s’incline à bon endroit.
Ardemment défendus
D’un art dément défendu.

Amoureux, à dos les sens
Adolescents à l’âme, ou heureux.
Loin l’idéal,
Idées à l’horizon inaccessible.
Cibles éphémères
ou Espoirs fugaces,
et Peines tenaces.

Mère de tous
Et de tous l’Amer
Qu’on-bat sur le cœur.
L’âme tranchante
Les pensées barbelées
De retours imprévus
D’allers inopinés.

Militaires à l’honneur,
Par mille itères à l’horreur
Pourfendus les honneurs
Chants de bataille
A l’aune, à l’heure
Les aventures déroulées.

”- Hé, allez ! Arrête tes pensées
Et fais plutôt tourner les roulées.
- Mais aux femmes,
Vous ne rêvez plus ?
- Les rêves s’éteignent
Quand elles ne les attisent
Comme il faut
Comme il faudrait.
[Chœur] - Alors fumons !”
A l’aune, à l’heure,
A l’honneur
Attendons, qu’avec l’âge,
La chance et l’espoir,
Le feu s’allumât seul.
Et qu’à celui qui humât
Les doux, dix, vingts parfums,
L’Eden s’éveille,
L’Eden le veille.

A lui-même suffit.
A lui-même fut-il.
A nous autres
A l’aune perdue, à l’heure due
A l’Honneur
A l’âme en écharpe…

A l’amour.






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