Prélude

La première fois que j’ai entendu Daft Punk, je devais avoir avoir deux, trois ans ? J’ai sans doute entendu Around the World et Da Funk au détour d’une rue un jour en passant. Et je n’en ai fichtrement aucun souvenir.

La première fois que j’ai écouté Daft Punk, j’en avais 10, et ces deux mêmes morceaux m’ont marqué, comme une chanson populaire marque un enfant de cet âge.

La première fois que j’ai vécu Daft Punk, j’en avais 11, nous étions au printemps 2001 et j’avais par hasard mis la main sur Discovery à la discothèque municipale parmi les nouveautés. En ces temps-là, le piratage de mp3 était moins courant, et une fois le cd rendu – et pourtant maintes fois prolongé en date de retour, jusqu’à ce qu’il fut réservé par un autre – je dû batailler pour trouver l’occasion de ré-écouter lesdits morceaux.

Daft Punk était devenu mon groupe préféré. En août, je découvris les clips sur MTV ou une quelconque autre chaîne musicale. J’ai reconnu sans le savoir vraiment le trait de Leiji Matsumoto, parce que bon, j’avais regardé Goldorak aussi, voilà. Quand vint la rentrée, tous les soirs en rentrant de cours j’allumais la télé et attendais patiemment l’arrivée de Harder Better Plus >